Nos valeurs permettrons de gagner en juin!
Article des échos du 22 mai sur le rapport de force en France
"Les résultats de la présidentielle seraient trompeurs pour BVA, qui continue de
penser que le rapport de force idéologique penche du côté de la gauche. Ce que
Nicolas Sarkozy aurait parfaitement intégré en proposant un gouvernement «
d’ouverture ».
A quatre semaines des élections législatives, tous les instituts de sondage
prédisent une nette victoire de l’UMP, voire un raz de marée. Et pourtant, «
contrairement à l’impression que pourraient donner les résultats de l’élection
présidentielle, la France ne s’est pas droitisée », affirme Gaël Sliman,
directeur adjoint de BVA Opinion, qui vient de passer au crible six mois de
résultats et d’attentes des Français.
Si l’on regarde les attentes des électeurs, leurs valeurs et même leurs
affinités partisanes, « l’état des forces idéologiques dans le pays penchait
même encore assez nettement à gauche avant le 1er tour », avance-t-il. En
décembre dernier, quelque 54 % des électeurs se disaient « proches de la gauche
», contre 46 % de la droite. Quand on leur demandait, mi-novembre, de qui ils «
souhaitaient » la victoire, 41 % contre 30 % répondaient que c’était « celle du
candidat de gauche ». Quand on faisait la liste de leurs préoccupations, les
sujets sociaux - emploi, pouvoir d’achat, précarité, éducation - arrivaient
devant la sécurité et l’immigration. Et ils faisaient alors nettement plus
confiance au PS qu’à l’UMP pour y répondre.
Thèmes secondaires
Alors, que s’est il passé ? Une campagne électorale, tout simplement. En
l’espace de trois mois, la donne a radicalement changé. Exemple ô combien
symbolique : l’emploi. En décembre 2006, Ségolène Royal avait, dans la lutte
contre le chômage, une avance de « crédibilité » de 5 points sur son rival UMP.
Trois mois plus tard, c’est lui qui la devançait de 13 points. En réalité, c’est
moins le positionnement de la candidate socialiste qui aurait déstabilisé les
électeurs, avance BVA, que son choix de faire campagne sur des thèmes pour eux
secondaires, et l’absence de cohérence d’ensemble de sa ligne économique et
sociale. « Elle a eu tendance à aller sur des sujets périphériques (démocratie
sociale...) ou à vouloir se positionner sur les lignes de force de son
adversaire (sécurité, nation...) », observe Gaël Sliman, « sans fournir,
jusqu’au soir du premier tour, d’éléments clairs sur sa ligne et sur ce qu’elle
ferait en matière économique et sociale si elle était élue ». En face, Nicolas
Sarkozy a certes mené une campagne très à droite, mais « il a au moins proposé
des solutions sur des enjeux qui intéressaient les gens, notamment « travailler
plus pour gagner plus » », poursuit-il.
Reste à savoir quelles conséquences en tirer. Pour le PS, ce sera très difficile
de redresser la barre d’ici aux 10 et 17 juin, « parce qu’on ne bâtit pas une
cohérence politique en quelques semaines ».
Des gages d’ouverture
En revanche, cette analyse du rapport de force idéologique expliquerait en
grande partie le choix de Nicolas Sarkozy d’intégrer des personnalités de gauche
dans son gouvernement. « Il a vilipendé Mai 68 et accueille dans son
gouvernement Bernard Kouchner, incarnation vivante de Mai 68, au risque de
déstabiliser son électorat », relève Gaël Sliman. Le président de la République
ne chercherait pas uniquement à affaiblir le PS à la veille des élections
législatives. Il aurait compris, lui le grand consommateur d’études d’opinion,
que, pour mettre en oeuvre son programme de droite, il lui fallait donner des
gages d’ouverture aux Français."
Donc comme d'habitude pour gagner soyons fiers de nos valeurs et soyons sur le terrain pour expliquer notre projet pour la France et pour les français.
le 10 et 17 juin votons socialiste