le MJS dans la Voix du nord
Au jeu de l’union sacrée, le Mouvement des jeunes socialistes joue sa partition avec l’aplomb des aînés.
« Limiter les dégâts. » Dans la bouche de Magalie Herlem, les mêmes mots que dans celle de Pierre Mauroy. À croire que le mot d’ordre fait florès dans les cercles socialistes. Mais bien vite, la responsable des MJS dans le Nord se reprend : « On peut gagner.» La jeune garde mourrait plutôt que de se rendre. Et cajole même le moral des troupes : « À la présidentielle, la personne de Sarkozy a beaucoup joué, ça attire les gens, et ce n’est pas pour rien qu’il se met autant en avant. » Encore faudrait-il que le PS soit en état de s’engouffrer dans la brèche. Magalie Herlem n’en doute pas un instant : « Dans la fédération du Nord, il n’y a pas de divisions, tout le monde travaille ensemble. » Un opportun microclimat tiendrait-il à distance l’orage parisien ? « Ce n’est pas le moment de se poser des questions, enjoint la jeune pousse. Il faut en finir avec le flou et s’unir derrière François Hollande. Il est premier secrétaire, il est légitime pour mener la campagne. » Hier, le MJS a commencé à tracter cette « génération qui vit moins bien que ses parents ». La 3