Lettre au Président de la République
Lettre au président de la République de la part des étudiants en éducation spécialisée
"Cette lettre s’adresse à Monsieur le Président de la République.
Je ne suis pas crédule et j’ose espérer que chaque concitoyen à bien conscience qu’aucune lettre ne lui est personnellement remise.
Alors, Monsieur mon lecteur, c’est à vous que je vais m’adresser même si je sais que vous me répondrez par un modèle signé de Monsieur SARKOZY.
Cette lettre pour vous informer de la situation des travailleurs sociaux en formation. En effet, je doute que l’opinion publique au complet soit au courant au jour où je rédige cette lettre et je souhaite vous exposer le problème.
Le décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise à la suite de la loi sur l’égalité des chances concerne les étudiants de cycle 3 réalisant un stage de plus de trois mois et prévoit que la gratification due au stagiaire soit fixée à 12,5 % du plafond horaire de la sécurité sociale.
Ainsi, actuellement étudiante en deuxième année d’éducation spécialisée, je dois effectuer un stage dit à responsabilité éducative qui doit s’étendre du 1ier avril 2008 au 31 janvier 2009. Celui-ci clôture ma formation et me permet de me présenter avec un cursus complet à l’examen du Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé puisqu’il comprend certains dossiers et bilans nécessaires (bilan de fin de formation, mémoire, mise en place d’une compétence,…)
Pourtant, je me suis vue refuser un stage par manque de moyen de la structure souhaitée.
Ainsi comment un terrain de stage qui a prévu ses budgets de l’année avant la parution de ce décret et qui n’a donc pas les moyens de me verser en moyenne 398euros et 13 centimes par mois peut-il m’accepter ?
Pourquoi ma collègue de formation et voisine qui elle réalise ce stage dans le secteur public peut-elle le réaliser ?
Et pourquoi serait-elle dans une situation moins précaire que la mienne et n’aurait-elle pas droit à cette gratification?
Une troisième de mes collègues perçoit les Assedic, peut-elle espérer avoir cette gratification ? Car bien qu’elle ait déjà une aide de l’Etat, le travail fourni lors de ce temps de stage est tout aussi efficient…
Certes, le ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité, a publié la circulaire N° DGAS/4A/5B/2008/67 du 27 février 2008 relative à la gratification des stagiaires dans le cadre de formation préparant aux diplômes du travail social.
Mais toutes ces questions restent, Monsieur, car cet acte ne nous renseigne pas sur ces points et nos questions demeurent sans réponses.
Le versant de la formation approchant nous donne l’impression d’un fossé que nous nous efforçons d’éviter mais pourquoi avons-nous l’impression, travailleurs sociaux en formation, que l’on nous y pousse ?
"Cette lettre s’adresse à Monsieur le Président de la République.
Je ne suis pas crédule et j’ose espérer que chaque concitoyen à bien conscience qu’aucune lettre ne lui est personnellement remise.
Alors, Monsieur mon lecteur, c’est à vous que je vais m’adresser même si je sais que vous me répondrez par un modèle signé de Monsieur SARKOZY.
Cette lettre pour vous informer de la situation des travailleurs sociaux en formation. En effet, je doute que l’opinion publique au complet soit au courant au jour où je rédige cette lettre et je souhaite vous exposer le problème.
Le décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise à la suite de la loi sur l’égalité des chances concerne les étudiants de cycle 3 réalisant un stage de plus de trois mois et prévoit que la gratification due au stagiaire soit fixée à 12,5 % du plafond horaire de la sécurité sociale.
Ainsi, actuellement étudiante en deuxième année d’éducation spécialisée, je dois effectuer un stage dit à responsabilité éducative qui doit s’étendre du 1ier avril 2008 au 31 janvier 2009. Celui-ci clôture ma formation et me permet de me présenter avec un cursus complet à l’examen du Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé puisqu’il comprend certains dossiers et bilans nécessaires (bilan de fin de formation, mémoire, mise en place d’une compétence,…)
Pourtant, je me suis vue refuser un stage par manque de moyen de la structure souhaitée.
Ainsi comment un terrain de stage qui a prévu ses budgets de l’année avant la parution de ce décret et qui n’a donc pas les moyens de me verser en moyenne 398euros et 13 centimes par mois peut-il m’accepter ?
Pourquoi ma collègue de formation et voisine qui elle réalise ce stage dans le secteur public peut-elle le réaliser ?
Et pourquoi serait-elle dans une situation moins précaire que la mienne et n’aurait-elle pas droit à cette gratification?
Une troisième de mes collègues perçoit les Assedic, peut-elle espérer avoir cette gratification ? Car bien qu’elle ait déjà une aide de l’Etat, le travail fourni lors de ce temps de stage est tout aussi efficient…
Certes, le ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité, a publié la circulaire N° DGAS/4A/5B/2008/67 du 27 février 2008 relative à la gratification des stagiaires dans le cadre de formation préparant aux diplômes du travail social.
Mais toutes ces questions restent, Monsieur, car cet acte ne nous renseigne pas sur ces points et nos questions demeurent sans réponses.
Le versant de la formation approchant nous donne l’impression d’un fossé que nous nous efforçons d’éviter mais pourquoi avons-nous l’impression, travailleurs sociaux en formation, que l’on nous y pousse ?
Ces questions vous sont posées mais comment pourriez-vous y répondre me direz vous et de quel droit ?
C’est à vous que j’écris aujourd’hui, Monsieur, car à moi personne ne me répond alors peut être me direz vous que ma seule consolation sera de savoir que je ne dors plus seule avec cela en tête et que quelqu’un « là-bas », « là haut », sait aussi ce qu’il en est…
Vous remerciant de votre attention et éventuellement du soutient, voire de l’avancée que vous pourriez produire en ayant conscience de la réalité du monde social aujourd’hui, je vous adresse, Monsieur mon lecteur, mes sincères salutations.'
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