Moins d’agents publics, moins de services publics, c’est moins de République

Publié le par MJS Nord

Les services publics et la fonction publique font l’objet d’une attaque minutieusement planifiée par le nouveau Président de la République qui en a fait l’un des thèmes de sa rentrée politique. Sous l’apparence du pragmatisme, la réforme qu’il veut engager est profondément idéologique. Pour lui, moderniser l’Etat, c’est le réduire.

Réagir à une double offensive…

La première offensive est lancée contre les effectifs de la fonction publique dont la réduction est considérée par le Président comme une fin en soi avant même toute réflexion sur l’évolution des missions publiques et des besoins de la population.

Or, la réduction des dépenses publiques n’est qu’un prétexte. En effet, le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux ne procurera qu’une économie annuelle de 800 millions d’euros, très éloignée des 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus favorisés.

La seconde offensive, lancée lors de son discours du 19 septembre contre les principes du statut général de la fonction publique constitue un danger grave tant pour les fonctionnaires que pour les citoyens.

En particulier, la suppression du principe du concours, comme mode général de recrutement et la proposition de contrats privés négociés de gré à gré par les nouveaux entrants, mettra en péril la neutralité et l’indépendance des fonctionnaires. L’individualisation de la rémunération avec l’extension de la rémunération au mérite fera courir des risques d’arbitraire.

… en vous donnant la parole

D’ores et déjà, la culture du résultat mise en œuvre non en termes d’amélioration de la qualité des services rendus, mais de réduction systématique des coûts, fait sentir ses effets. Dans nombre d’administrations de l’Etat ainsi qu’à l’hôpital public, les agents doivent remplir leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles.

Que vous soyez agents publics ou usagers des services publics, le Parti socialiste a besoin, pour réagir en termes politiques et reprendre l’offensive, de vos témoignages, de cas vécus, d’exemples concrets qui montrent que, bien souvent, sous couvert de modernisation, un profond mouvement de dégradation du service public est en cours.

Face à l’offensive dogmatique sans précédent conduite par le Président de la République, avec vous, nous voulons montrer concrètement que moins d’agents publics, moins de services publics, c’est moins de République.

Le site internet

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M
Dans la suite de l'interminable liste de changemments que Sarko veut nous imposer il y a également le fameux projet de fusion ANPE/UNEDIC ,dossier que Chirac aurait voulu lui-même mettre en place avant de partir, comme quoi Sarko n'est pas si innovateur que ça;En étant naîf on pourrait croire notre gentille ministre de l'économie quand elle nous dit que c'est la volonté de s'occuper pleinement des chômeurs et de pouvoir les suivre de la meilleure façon donc par la même personne...Mais que fait-on du danger de l'immixtion de l'Etat au sein du travail des partenaires sociaux, de la future forme que prendrait la  nouvelle structure qui rassemblerait l'ANPE et l'UNEDIC? Personnellement je ne veux pas d'un groupement d'intérêt économique donc structure privée pour gérer ce service public social;Mais au delà de ces considérations cette loi remettra en cause l'existence même des maisons de l'Emploi, alors si le gouvernement veut faire des coupes dans le nombre de fonctionnaires parce qu'il ne sait pas gérer ses finances, qu'il ne touche pas aux derniers services vitaux dont il a justement besoin pour relancer son économie
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G
d'accord avec toi, le PS est pour poser ce gnere de question mais dans le sesn quelles misions et quels effectifs en face.alors que la droite c moins d'effectifs et on voit après enfin peut etre le service rendu à la population....
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B
Je ne comprends pas... De nombreux autres pays ont moins de fonctionnaires et des services publics qui fonctionnent mieux... Faut-il toujours plus de fonctionnaires pour assurer un service public de qualité ? Quand on voit les progrès de l'informatisation, on n'a plus besoin d'autant de monde à Bercy... Quand on sait que les frontières ont disparu, on n'a pratiquement plus besoin de douaniers... A priori, la décentralisation aurait dû conduire à une stagnation des effectifs, or on créé toujours plus de postes au détriments d'autres politiques... Il serait peut-être temps de sortir du dogmatisme...
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